Bâtie en 1606 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, elle remplaçait une ancienne église qui devait se trouver au pied du château.

Le bâtiment comporte une simple nef voutée d’un berceau de bois remplacé ensuite par des voûtes en briques. Deux chapelles latérales complètent l’édifice. La porte d’entrée comporte une belle décoration avec deux pilastres ornés de niches. Les vitraux du chœur sont assez remarquables ainsi que des statues dans le transept.
Restaurée, elle a été consacrée par l’Archevêque de Bourges le 22 octobre 1875. La croix sculptée dans un cercle, sur chacune des 12 colonnes de l’église (signifiant douze apôtres) rappelle cette construction.

A l’extérieur, et c’est là sa particularité, pas de véritable clocher, une simple tour ne dépassant pas le faîte de l’église, du côté opposé à la direction du château.

Selon la tradition transmise oralement, le seigneur du lieu, protestant, aurait exigé cette architecture pour ne pas entendre les cloches, notamment l’angélus du matin.

Le pignon est dominé depuis le 20 septembre 1909 par la statue de Saint-Jacques (hauteur 2 m, poids 2 500 kg), œuvre de l’abbé Blanchet, curé doyen de La Chapelle d’Angillon à l’époque.
Abimée par le bombardement du 18 juin 1940, elle a été réparée après les années 1950.
A l’intérieur, le vitrail du fond de l’abside est classé monument historique. Datant du XVIème siècle, il a été restauré après avoir été endommagé en juin 1940. Les autres vitraux ont été posés vers les années 1950.

Beau mobilier de chêne, chaire élégante, stalles et boiseries agréables.
Dans la chapelle de gauche, reliquaire-buste de Saint-Jacques en bois doré, contenant des reliques et divers documents, dont trois parchemins (le plus ancien étant daté du 6 juin 1604).
Dans la chapelle de droite sont exposés ornements, retable, bannières, tableau de Saint-Jacques, etc…
Dans les fonts baptismaux, voir le Baptistère et la statue mutilée de Saint Jean-Baptiste.