"Augustin [Meaulnes] et sa Mère habitaient l’ancienne maison d’école. A la mort de son père, retraité depuis longtemps, et qu’un héritage avait enrichi, Meaulnes avait voulu qu’on achetât l’école où le vieil instituteur avait enseigné pendant vingt années, où lui-même avait appris à lire. Non pas qu’elle fût d’aspect fort aimable :

C’était une grosse maison carrée comme une mairie qu’elle avait été ; les fenêtres du rez-de-chaussée qui donnaient sur la rue étaient si hautes que personne n’y regardait jamais ; et la cour de derrière , où il n’y avait pas un arbre et dont un haut préau barrait la vue sur la campagne, était bien la plus sèche et la plus désolée cour d’école abandonnée que j’ai jamais vue..."

Extrait chapitre IV, la grande nouvelle.

NB :
La grand’rue, c’est la rue Eudes de Sully actuelle.
La suite de cet extrait raconte l’entrée dans la Mairie de la Chapelle-d’Angillon.
D’après Alain-Fournier, écrivain né à La Chapelle-d’Angillon.

Pour aller plus loin, visionnez ces magnifiques vidéos :

À l’époque du film de 1967 (site de l’INA) :

Visite du village, Le Grand Meaulnes présenté par Madame CORRE-RIVIERE en partenariat avec Monsieur Jean BERNAGOU (site ARTE) :

Monsieur le Maire Amédée Lureau, Madame Derouet qui parle d’Alain-Fournier (site de CICLIC, archives départementales) :