Au soir du 18 juin 1940 de nombreuses personnes étaient sur le champ de foire de La Chapelle d’Angillon.

Après une journée d’exode, les réfugiés se préparaient à passer une bonne nuit de repos ; des baraquements avaient été mis à leur disposition.
Vers 19 heures une trentaine de bombardiers ennemis, après un premier passage, ont déversé leurs bombes en l’espace de quelques minutes.
Sur le champ de foire un chaos indescriptible régnait parmi la foule de réfugiés. D’immenses trous, des cadavres étaient mêlés aux chevaux foudroyés, les voitures renversées brûlaient, les arbres étaient brisés.

Dans le village une trentaine de maisons ont été partiellement ou entièrement détruites.

Il est impossible de totaliser le nombre exact de victimes. 104 sont inhumées (dont 5 Chapellois), 53 ont été identifiées, et de nombreux blessés ont, soit été secourus par les Allemands et conduits à l’hôpital, soit aidés par la population. Les personnes plus légèrement blessées ont fui après le bombardement, mais parmi elles combien sont mortes des suites de leurs blessures ?


Pourquoi cette attaque ? Les autorités allemandes pensaient à une concentration de troupe importante, ce qui nécessitait un tel bombardement.

Une stèle a été érigée à la pointe du champ de foire en 1990 pour la commémoration du cinquantième anniversaire du bombardement, en mémoire des victimes civiles et militaires.
Les victimes civiles du bombardement du 18 juin 1940 sont regroupées, depuis le 9 mai 2011, dans un caveau, recouvert d’une stèle, et situé à côté des caves-urnes, dans le cimetière de la rue Saint-Fiacre. Ce mémorial a été inauguré le 18 juin 2011.

Consultez le rapport sur le bombardement rédigé par le Maire de l’époque.