Le centre de secours envoie un S.O.S

Manque criant de recrues

Le départ de pompiers volontaires, et l’absence de candidature, au centre de secours de La Chapelle-d’Angillon inquiètent les acteurs locaux qui appellent ceux qui le peuvent à s’engager.

Force indéniable au bon fonctionnement du service départemental d’incendie et de secours du Cher (Sdis18) les sapeurs-pompiers volontaires du Cher sont 1.500 à œuvrer au quotidien aux côtés des 222 pompiers professionnels. 

 

Certains centres de secours du département ne doivent leur existence qu’à la présence de pompiers volontaires qui remplissent la totalité des missions. D’où l’inquiétude qui peut naître au sein du Sdis 18 lorsque les effectifs de volontaires tendent à se réduire, sans perspective de remplacement. 

Effet boule de neige

« À court ou moyen terme, le risque est que les sapeurs-pompiers qui sont actuellement dévoués finissent par s’user, se fatiguer et cesser leur engagement face à une charge de travail devenant trop importantes pour eux. Moins ils sont, plus la charge de travail est forte, plus ils s’usent et leur motivation baisse. Et plus ils risquent de partir. C’est l’effet boule de neige. »

Si la question de la fermeture du centre de secours de La Chapelle-d’Angillon ne se pose pas pour l’heure, le capitaine Ducellier préfère anticiper au regard notamment de l’importance de ce centre pour le territoire. Sur une année, les pompiers de la Chapelle réalisent en moyenne 230 interventions, dont 85 % de secours à personne.

 

La vie des concitoyens est en danger.

Si personne ne fait d’effort, il faudra accepter que les pompiers viennent de 15 à 20 kilomètres plus loin, avec toutes les conséquences que cela aura. 

LE CAPITAINE DUCELLIER (Chef du groupement territorial nord au Sdis18).

D’où l’importance d’avoir des secours le plus proches possibles. « Si les secours doivent venir de plus loin, les risques de survie pour les victimes s’amenuisent et les dégâts augmentent en cas, par exemple, d’incendie. Si personne ne fait d’effort, il faudra accepter que les pompiers viennent de 15 à 20 kilomètres plus loin, avec toutes les conséquences que cela aura. »

Pour les élus aussi, il est « essentiel » de garder le centre de secours de La Chapelle-d’Angillon, comme le souligne Bernard Dautin, adjoint au maire de la commune.. « Une fermeture serait assez grave. » Pour David Dallois (LR), maire d’Ivoy-le-Pré et conseiller départemental, il est « essentiel que les gens s’engagent » pour conserver le centre.

 

« Toutes les personnes de 17 à 50 ans, qui résident à Presly, Méry-ès-Bois, Ivoy-le-Pré et La Chapelle-d’Angillon, peuvent être pompiers volontaires », souligne le capitaine Ducellier, rappelant que des conventions de disponibilité peuvent être mises en place avec les employeurs pour les retards à l’embauche, pour partir en intervention ou encore pour suivre les formations nécessaires. En outre, toutes les missions sont indemnisées, avec des indemnités non imposables. « Engagez-vous », conclut David Dallois.

Contact. Pour devenir pompier volontaire à La Chapelle-d’Angillon, vous pouvez écrire à gtn@sdis18.fr ou appeler les 02.48.52.77.15 ou 02.48.52.77.10. 

Source : Le Berry républicain-Marion Lapeyre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles